Chez Exotec, nous construisons des robots. Nos systèmes déplacent des millions d’articles chaque jour dans des entrepôts partout dans le monde. Et depuis quelques années, un constat s’impose : ces flux de marchandises ont un impact sur la planète qu’on ne peut ni externaliser ni minimiser.
C’est ce qui nous a poussés à mesurer notre empreinte carbone et à prendre la durabilité au sérieux. Je veux revenir sur cette démarche, car elle dit quelque chose d’important, pas seulement sur Exotec, mais sur ce à quoi le secteur de la logistique devrait, selon moi, prêter attention.
Être durable ? D’abord mesurer
Quand nous concevons un système, nous ne travaillons pas à l’intuition : nous mesurons, nous analysons, nous identifions où agir, nous améliorons, puis nous mesurons à nouveau. Nous avons appliqué cette même méthode à la durabilité : mesurer notre empreinte, comprendre où elle se concentre, identifier les leviers d’action, agir, puis recommencer.
Ce n’est pas une posture. Cela produit des résultats concrets : en travaillant sur le poids de nos racks et de nos bacs, nous avons réduit notre empreinte carbone, baissé nos coûts de transport et amélioré l’efficacité globale de nos systèmes, tout cela en même temps.
C’est l’une des leçons de cette démarche : durabilité et efficacité ne s’opposent pas. Bien souvent, elles se renforcent l’une l’autre. Un système plus léger consomme moins d’énergie à fabriquer, moins de carburant à transporter, et coûte moins cher à installer. Ce qui est bon pour la planète est, en général, aussi bon pour les affaires.
La durabilité, c’est aussi la longévité
Il y a une dimension encore trop peu abordée dans notre secteur : le lien entre la qualité d’un système, sa durée de vie opérationnelle, et sa véritable empreinte carbone.
L’un des facteurs les plus déterminants dans le calcul de cette empreinte, c’est la durée d’utilisation du système. Un système qui dure vingt ans amortit son impact de fabrication sur vingt ans. Un système remplacé au bout de cinq ans parce qu’il ne répond plus aux besoins représente un investissement carbone gâché, et un nouveau cycle de fabrication, de transport et d’installation recommence.
On parle beaucoup de la consommation énergétique en phase d’exploitation, et très peu du coût carbone d’un remplacement prématuré. C’est l’un des angles morts du débat sur la durabilité dans notre secteur.
La qualité et la flexibilité de nos systèmes ne sont donc pas de simples arguments commerciaux. Ce sont des impératifs de durabilité à part entière.
Un système capable de s’adapter aux besoins évolutifs d’un client sur dix, quinze, vingt ans est par nature plus durable qu’un système rigide, qui finira par devoir être remplacé le jour où ces besoins le dépasseront.
La même logique vaut pour la robustesse : un système qui n’est pas construit pour durer devra lui aussi être remplacé, quelle que soit par ailleurs sa pertinence pour le client.
La transparence comme engagement
En juillet 2025, Exotec a franchi une étape importante : l’empreinte carbone de nos solutions figure désormais dans toutes nos propositions commerciales. Chaque client, chaque prospect, reçoit cette information avec son offre.
Cela a demandé des années de rigueur. Connaître l’empreinte précise de chaque composant, des robots aux racks, des bacs aux stations, n’a rien d’évident.
Il faut retracer les chaînes d’approvisionnement, interroger les fournisseurs, construire des modèles fiables composant par composant. Mais une fois cette granularité acquise, nous pouvons offrir à nos clients quelque chose de réellement précieux : la possibilité de calculer précisément leur propre empreinte et de piloter leurs engagements environnementaux en toute visibilité.
Notre part du travail, et celle des autres
Exotec ne peut pas changer le secteur à lui seul. Nous pouvons mesurer, progresser, communiquer, et entraîner nos fournisseurs avec nous. Mais la transition vers une logistique réellement durable ne se fera que si chaque acteur de la chaîne fait le même travail.
C’est pourquoi nous ne nous contentons pas d’agir en interne. Nous poussons nos fournisseurs à mesurer et réduire leur propre empreinte, et nous appelons le secteur à adopter les mêmes standards de mesure et de reporting, pour qu’il devienne enfin possible de comparer les solutions sur une base objective. Aujourd’hui, c’est un angle mort collectif que l’industrie doit combler.
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